[25 juin 2016, mises à jour possible]

Par David Livingstone,

Son nouveau site Ordo ab Chao 

Création d’une fraternité occulte terroriste

Au début des années 1820, un groupe de missionnaires est nommé par la combinaison d’un mouvement.

Il comprenait des membres de l’Université d’Oxford, de l’Église anglicane et du King’s College de l’Université de Londres, sous le Rite de la Franc-maçonnerie écossaise.

Dans le cadre d’un plan, ils se sont réunis pour favoriser la création d’une fraternité occulte dans le monde musulman.

Elle est dédiée à l’utilisation du terrorisme au nom des ‘Illuminati‘ dans la ville de Londres. [ 1 ]

Les principaux promoteurs du Mouvement d’Oxford étaient le Premier ministre Benjamin Disraeli, lord Palmerston du Rite Palladien et Edward Bullwer-Lytton, le chef d’une branche de ‘Rosicrucianiste’ [Rose-Croix], qui s’est développé à partir des ‘Frères Asiatiques’.

Le mouvement d’Oxford était également soutenu par les ‘jésuites’.

La famille royale britannique elle-même, ainsi que beaucoup de leurs principaux premiers ministres et assistants étaient impliqués.

‘Benjamin D’israeli’

Benjamin Disraeli

Grand Maître de la Franc-maçonnerie, Benjamin Disraeli était aussi un chevalier de l’Ordre de la Jarretière [Order of the Garter].

Il a avoué, dans Coningsby, à travers un personnage nommé ‘Sidonia’, fondé sur le modèle de son ami, ‘Lionel de Rothschild’, que ‘Le monde est gouverné par de tout autres personnages que ne se l’imaginent ceux dont l’oeil ne plonge pas dans les coulisses.’

Par l’influence des sociétés secrètes, Disraeli a fait remarquer, dans le débat parlementaire, ce qui suit.

‘Il est inutile de nier […] une grande partie de l’Europe toute l’Italie, la France, et une grande partie de l’Allemagne, pour ne rien dire des autres pays, sont couverts par un réseau de ces sociétés secrètes, tout comme la superficie de la terre est maintenant couverte de chemins de fer.

Et, quels sont leurs buts? Ils ne cherchent pas à les cacher.

Ils ne veulent pas d’un gouvernement constitutionnel; ils ne veulent pas d’institutions améliorées; et ils ne veulent pas de conseils provinciaux, ni l’enregistrement des votes.

Ils veulent […] au final des établissements ecclésiastiques [… ].’ [ 2 ]

Edward Bulwer-Lytton

Edward Bulwer-Lytton

Bulwer-Lytton était le Grand Patron de la La Societas Rosicruciana in Anglia (SRIA), fondée en 1865 par Robert Wentworth Little, sur la base des Frères Asiatiques.

De nombreux membres des Frères Asiatiques, ou Fratres Lucis, sont devenus membres d’une loge maçonnique allemande, appelée L’Aurore Naissante, ou “the Nascent Dawn”, fondée à Francfort-sur-le-Main, en 1807.

Lord Bulwer Lytton a été initié dans cette Loge. [ 3 ]

Il a servi en tant que chef du bureau des colonies de la Grande-Bretagne et du Bureau indien [India Office].

Et, il a été un membre actif du culte d’Isis et d’Osiris.

Il a écrit les derniers jours de Pompéi, et The Coming Race [La Race Future], ou Zanoni, dans lequel il a jeté les bases des théories racistes nazis.

Il est devenu le grand-père de la ‘Confrérie Préraphaélite’ de John Ruskin, la ‘Société Métaphysique’ de Bertrand Russell, et des sociétés occultes comme la ‘Golden Dawn’ d’Aldous Huxley, ainsi que de la ‘Société Théosophique’ de Madame Blavatsky.

Canal de Suez

En Égypte, le mouvement d’Oxford est centré sur la création d’un mouvement de ‘réforme’ de l’islam, pour servir les ‘Illuminati‘ et dans le but de protéger leurs intérêts croissants, sur le Canal de Suez.

Plus tard, ce Canal deviendra cruciale pour l’expédition de leur cargaison de pétrole vers l’Europe et ailleurs.

Saïd Pacha

En 1854 et 1856, Ferdinand de Lesseps avait obtenu des concessions de Saïd Pacha, vice-roi d’Égypte.

Et, il a autorisé la création d’une entreprise, dans le but de construire un Canal maritime, ouvert aux navires de toutes les nations.

Le Canal a eu un impact dramatique sur le commerce mondial, en jouant un rôle important dans l’augmentation de la pénétration européenne et de la colonisation de l’Afrique.

Ismaïl Pacha

En 1875, les dettes accumulées, du successeur de Saïd Pacha, ont forcé Ismaïl Pacha à vendre la part de l’Égypte sur le Canal aux Britanniques.

Ainsi, le gouvernement Britannique, sous Benjamin Disraeli, financé par son ami, Lionel Rothschild, ont acquis près de la moitié des actions totales de la Compagnie de Suez.

Et, bien qu’ils n’avaient pas une participation majoritaire, c’était dans le but de contrôler la compagnie.

Une commission d’enquête sur les finances défaillantes de Ismail, en 1878, dirigé par Evelyn Baring, premier comte de Cromer, et d’autres, a contraint le vice-roi à céder ses terres à la nation, pour rester sous contrôle britannique et français, tout en acceptant la position d’un souverain constitutionnel.

Les égyptiens irrités se réunir autour de Ahmed Urabi.

Il entraîne une révolte qui a finalement fourni un prétexte pour les Britanniques, pour avancer sous le couvert d’un ‘protectorat, du canal de Suez.

D’où s’ensuit une invasion et la colonisation de l’Égypte.

Agent du renseignement Britannique, Jamal al-Din al-Afghani

Jamal al-Din al-Afghani (Jamal ud Din Al Afghani)

Agent occultiste et provocateur

La révolte contre Ismail par agents provocateurs a été organisée par Jamal al-Din al-Afghani.

Il est le fondateur de la ‘réforme’ Salafiste, qui se prétendait être un mouvement de l’Islam.

Afghani était la personne à travers laquelle la mission Britannique a agi pour, non seulement renverser la domination égyptienne, mais pour étendre son influence occulte dans tout le Moyen-Orient.

Tout au long de sa carrière de quarante ans d’agent du renseignement Britannique, Jamal al-Din al-Afghani a été guidé par deux spécialistes britanniques islamistes et du culte [secte], qui sont Wilfrid Scawen Blunt et Edward G. Browne. [ 4 ] 

Wilfrid Scawen Blunt et Edward G. Browne

Edward G. Brown habillé en persan

Edward G. Browne était un leader orientaliste britannique, du XIXe siècle.

Il comptait parmi ses protégés, au département orientalistes de l’Université de Cambridge, Harry ‘Abdullah’ St. John B. Philby.

Il était un spécialiste du Renseignement Britannique derrière le mouvement Wahhabite.  

Wilfrid Scawen Blunt, un autre membre de l’école orientaliste britannique, a été chargé, par les Maçons du Rite écossais, d’organiser les loges perses et du Moyen-Orient. [ 5 ]

Al Afghani était leur principal agent. [ 5 ]

Scawen-Blunt en pèlerinage à Najd

On sait très peu des origines de Jamal Al-Din al-Afghani.

En dépit de l’appellation ‘Afghani’ [allusion à Afghan], dont il a adopté et par lequel il est connu, il y a quelques rapports qui indiquent qu’il était Juif. [ 6 ]

D’autre part, certains chercheurs pensent qu’il n’était pas un Afghan mais un iranien chiite.


Notes

Wikishia – Désormais, on peut trouver Jamal al-Din al Afghani répertorié comme chiites et par leur propre sources.
Comment se fait-il que les gros médias n’ont pas requalifié ce mouvement comme il se doit?

Les ismailis sont une secte chiite.

L’Encyclopédie juive spécifie que la secte chiite a été fondée, par un juif yéménite, nommé ‘Abdallah ibn Saba’.

Il a embrassé l’islam (faussement).


Afghani et foi Bahai

Et, bien qu’en se posant comme un réformateur de l’Islam orthodoxe, Al Afghani a également agi comme un prosélyte de la foi Bahai.

Il est le premier projet enregistré du Mouvement d’Oxford; un credo qui allait devenir au cœur de de l’agenda de la Religion Mondiale Unique des Illuminati.

En 1845, la famille d’Afghani a inscrit leur fils dans une madrassa [école ‘islamique’] dans la ville sainte de Najaf, dans ce qui est aujourd’hui l’Irak.

Dans cette école, Afghani est initié dans ‘les mystères’ par les disciples de Cheikh Ahmad Ahsai.

Cheikh Zeyn ud Din Ahmad Ahsai était le fondateur de l’école Shaikhi [Cheikhi].

Après la mort d’Ahsai, lui succéda Seyyed Mohammad Rashti, qui a introduit l’idée d’un ‘parfait Shiah’ (Chia, Chiite), appelé Bab, ce qui signifie “porte”, ce qui est à venir.

[signifiant ‘Porte’ ou ‘Porte’, une référence au député du promis Douzième Mahdi de Chiites ou al-Qá’im. Cf: Chiisme duodécimain]

En 1844, Mirza Mohammad Ali a prétendu être ce prometteur Bab, et il a fondé le Babisme, parmi des adeptes d’Afghani.

Ils pouvaient avoir entre eux certains liens familiaux. [ 7 ]

Mirza Mohammad Ali / Ali Mohammad Shirazi

Baha Ullah

Bab

Mirza Hoseyn Ali Nouri, un des disciples de Bab, a annoncé qu’il était la manifestation ‘d’un plus grand que lui-même’ et que c’était une prédiction du Bab.

Il s’est arrogé le titre de Baha Ullah.

Ce qui signifie en arabe ‘Gloire à Dieu’ [selon l’interprétation et la qualification des mots par la secte].

Baha UllahMírzá Ḥusayn-ʻAlí Núrí

Baha Ullah descendait des dirigeants de Mazandaran, une province au nord de l’Iran, en bordure du nord de la mer Caspienne.

Il s’agissait d’une dynastie ismailie qui s’est mêlée avec des descendants de Boustenaï [Boustenaï ben Haninaï était un dirigeant juif babylonien du VIIe siècle.], un Exilarque* du septième siècle après J.-C. [ 8 ]

[* Exilarque Le “chef de l’exil” étant circonscrit à Babylonie, où l’Exilarque était le représentant officiel du puissant judaïsme babylonien auprès des autorités locales.] 

Un culte pour une Religion Mondiale

En se référant à lui-même, Baha Ullah a déclaré:

‘La plupart des Grande Loi se produisent, et la beauté antique domine sur le trône de David. Ainsi a parlé Ma Plume, selon laquelle, elle racontait l’histoire des siècles passés.’

Mais Baha Ullah a fondé la foi Bahai [bahá’íe].

Elle a été établie avec un mélange d’islam, de christianisme, de zoroastrisme et de judaïsme.

Il prétendait qu’elle supplantait toutes les autres religions dans une ‘seule foi mondiale‘.

Les principaux principes bahaïstes sont l’unité essentielle de toutes les religions et l’unité de l’humanité.

Les Bahaïs croient que tous les fondateurs des grandes religions du monde étaient des manifestations de Dieu et d’agents, dans la progression d’un plan divin, pour l’éducation de la race humaine.

Par conséquent, selon les Bahaïs, malgré leurs différences, les grandes religions du monde enseignent une vérité identique.

Bahaïsme et extrémisme

Rapidement les Bahaïs ont été détestés en Perse à cause de leur extrémisme.

En 1852, un chef bahai est arrêté pour tentative d’assassinat sur le Shah de Perse.

Par conséquent, le mouvement est supprimé.

Et, de nombreux membres se sont exilés à Bagdad et à Istanbul.

Bahaïsme, Afghani et ésotérisme

Pendant tout ce temps, comme le rapporte Robert Dreyfuss, les dirigeants Bahai ont maintenu des liens étroits avec les deux Rites écossais de la Franc-maçonnerie et divers mouvements.

Ils ont commencé à proliférer dans toute l’Inde, l’Empire ottoman, la Russie et même en Afrique. [ 9 ] 

Al Afghani s’estimait être de Asadabad, une ville en Perse, près de Hamadan, une zone de peuplement ismaélien.

Comme les ismaéliens avant lui, Afghani croyait en la nécessité de la religion pour les masses, tout en conservant la réalité trompeuse de l’athéisme des élites.

Selon Nikki R. Keddie, dans son étude d’Afghani, il écrit ce qui suit.

Tout comme les doctrines ésotériques ismaéliennes au cours des siècles précédents ont fourni différents paliers d’interprétation des mêmes textes, liant les masses et l’élite dans un programme commun.

De sorte que la pratique de Jamal ud Din des différents ordres d’apprentissage pourrait souder l’élite rationaliste et les masses beaucoup plus spirituels dans un mouvement politique commun.’ [ 10 ]

Afghani et ses subversions et fraudes

Plusieurs de ceux qui ont été témoins, des enseignements de Afghani, ont confirmé son écart par rapport à l’orthodoxie.

Parmi eux se trouvait Lutfi Juma, qui a raconté que, ‘ses croyances n’étaient pas le vrai islam bien qu’il l’utilise à présent pour présenter qu’elles le sont, et je ne peux pas juger sur les croyances de ses disciples.’

En outre, le Dr Shibli Shumayyil, un de ses admirateurs syriens, quand il apprit que Afghani a écrit un traité contre les ‘matérialistes’, il a commenté ce qui suit.

“Je suis étonné, car je savais qu’il n’était pas un homme religieux.’

Il est difficile pour moi, après mon expérience personnelle de l’homme, de porter un jugement définitif après ce que j’ai entendu sur lui, mais je suis beaucoup plus enclin à penser qu’il n’était pas un croyant.’ [11]

En outre, Afghani a acquis une connaissance considérable de la philosophie islamique, en particulier des Perses, y compris d’Avicenne, de Nasir ud Din Tusi, […], et du soufisme.

Afghani et pensée kabbalistique

Et, les preuves révèlent qu’il possédait des œuvres, mais aussi qu’il a montré un intérêt dans les sujets occultes, tels que les alphabets mystiques, des combinaisons numériques, l’alchimie et d’autres sujets kabbalistiques.

Afghani a démontré également de l’intérêt dans le mysticisme, d’un type néoplatonicien, et il avait copié une douzaine de pages traitant du gnosticisme avec sa propre écriture.

Il y a beaucoup de controverse quant aux activités d’Afghani pendant la période de 1858-1865.

Orientation athéiste et panthéiste d’Afghani

Toutefois, selon un biographe, Salim al Anhouri, un écrivain syrien qui l’a connu plus tard en Égypte, les premiers voyages d’Afghani en dehors de l’Iran étaient en Inde.

Il maintient que c’était là, qu’Afghani a acquis son penchant hérétique.

Anhouri rapporte  que ses études en religion dirigent vers l’athéisme et le panthéisme.

Afghani et sens lourianique

Essentiellement, Afghani croyait en une philosophie semblable à la kabbalah lourianique, d’une évolution naturelle de l’univers, dont lequel le progrès intellectuel de l’homme en fait partie.

Anhouri décrit, Afghani et il précise qu’il croyait ce qui suit.

‘L’homme a commencé par dire qu’il allait passer après sa mort à une vie éternelle, et que le bois ou la pierre était ce qui le conduira à son plus haut lieu, s’il montrait révérence et manifestait dévotion à elle.

De là surgit ce culte de délivrance de l’amertume de la pensée, à propos d’une absence de vie après la mort.

Puis il se dit que le feu était plus puissant et plus profitable et nuisant, donc il se tourna vers lui.

Et, il a vu que les nuages ​​étaient mieux que le feu et plus fort, donc il les observait et dépendait d’eux.

Les maillons de cette chaîne, forgés par les deux outils de l’illusion et le désir avec l’instinct et la nature de l’homme, ont continué à augmenter jusqu’à ce que l’homme a abouti à l’état le plus élevé.

Le résultat des lois naturelles était une réaction conduisant à la conviction que tout ce qui précède est du bavardage qui provient des désirs, et qu’il n’y a pas de vérité et de définition.’ [12]

Afghani agent politique et de discordes

En 1866, Afghani est apparu à Qandahar, en Afghanistan, moins de deux décennies après les tentatives infructueuses des Britanniques sur l’Égypte, dans l’alliance avec l’Aga.

Et, selon un rapport, d’un homme qui devait être un Afghan en lien avec le gouvernement local, il écrit qu’Afghani.

 ‘[…] Bien versé dans la géographie et l’histoire, parle couramment l’arabe et le turque, parle persan comme un iranien.

Apparemment, il ne suit aucune religion particulière. Son style de vie ressemble plus à celle d’un européen qu’à un musulman.’ [ 13 ]

Fin 1866, Afghani est devenu conseiller confidentiel d’Azam, le gouverneur en Afghanistan.

Une telle ascension de l’étranger ayant atteint une telle position si rapidement, a fait l’objet de remarques dans les récits contemporains.

Certains chercheurs ont émis l’hypothèse qu’Afghani, qui s’est fait par la suite appelé “Istanbuli”, était, ou se représentait, lui-même, en tant qu’agent russe, et qu’il était en mesure d’obtenir pour Azam des devises russe.

Et, qu’il était d’un soutien politique contre les Britanniques, avec lesquels Azam était en mauvais termes.

Quand Azam a perdu le trône face à l’un de ses rivaux, le Shir Ali, il a suspecté Afghani.

Et, il l’a expulsé de son territoire en Novembre 1868.

Tout au long de son séjour en Afghanistan, Afghani a maintenu des liens avec les Bahaïs, les Francs-maçons Britanniques, et certains Soufis basés en Inde, où il a également rencontré des nizarites [communauté mystique chiite ismaélienne, une secte ésotérique de base kabbalistique].

Jamal al-Din al-Afghani et Jamal ud Din Effendi

D’après, les rapports des Renseignements britanniques de l’époque, au cours de ses voyages répétés en Inde, Afghani se présentait sous le nom de Jamal ud Din Effendi.

C’est alors qu’il visite l’Aga Khan, le chef des ismaéliens.

Et, en dépit du fait qu’il se présentait comme un Cheikh soufi de l’ordre Mawlavi ou Mevlevi, qui suivent le très influent mystique iranien et poète du XIIIe siècle, Jalal ud Din ar Rumi, il a également fait du prosélytisme pour la foi Bahai.

Il a prétendument été envoyé pour une telle mission par Baha Ullah, lui-même.

Un de ces rapports, daté 1891, est d’un musulman indien anonyme, agissant comme un agent britannique.

Il a prétendu devenir un Bahai afin de recueillir plus d’informations.

Et, cette indication suivante a été enregistrée.

Ce qui suit est la substance d’une déclaration faite par une personne apparemment bien informée, que les vrais objectifs de la présence en Inde du Saiyid Jamal-ud-din, qui est décrit par l’informateur comme un perse, mais qui se fait passer comme un Turque de Constantinople:

– Dans la ville de Akka (? Acre, ville et port de Palestine), sur un rivage vit maintenant un Husen Ali, un turque, qui se fait passer pour Baha-Ullah Effendi alias Jamal Mubarik [la Beauté bénie].

Cet homme déclare que toutes les religions sont mauvaises et il dit qu’il est lui-même Dieu.

Il a converti un certain nombre de personnes et les a réuni à Bagdad.

Il y a environ quatre ans, ils se sont rebellés contre le Shah, mais ils ont été refoulés et se retirèrent progressivement de la Perse vers la Turquie, en Asie.

Baha-Ullah est maintenant sous surveillance à Akka, qui se fait appelé ‘Az Maksud’ [Ar Maqud, un terme commun entre les Bahaïs iraniens pour la Terre Sainte] par les convertis.

Les agents de Balla-Ullah vaquent dans tous les pays et tentent de persuader les gens qu’il sont visités par des messagers de Dieu, et que leurs convertis deviendront souverains de la terre.

Le fils de Baha-Ullah, Muhammad Ali, est venu à Bombay pour cette mission, et il est ensuite retourné à Akka.

Les agents sont mandatés partout, Saiyid Jamal-ud-din est l’un de ces agents.

Il est venu à Kailaspur et il est resté 10 jours avec moi.

Il m’a tout dit sur Baha-Ullah et sa propre mission.

Il a proposé de me nommer comme son agent.

Et, il m’a demandé d’aller avec lui à Bombay pour voir Muhammad Ali.

J’ai accepté de devenir un disciple de Baha-Ullah, afin de découvrir pourquoi Saiyid Jamal-ud-din était venu en Inde.

J’accepte de devenir son agent pour la même raison, et maintenant il m’écrit souvent. Je n’ai pas ses lettres avec moi, mais je peux les produire si on le souhaite.

Il est maintenant en Farukhabad. Et je crois qu’il a converti un certain nombre de personnes en Inde.

Il a beaucoup d’argent.

Il passe librement et il voyage en première classe par chemin de fer.

Là-bas à Bombay, un homme nommé Agha Saiyid Mirza [Afnan], un marchand de Shiraz, lui fournit énormément d’argent. [ 14 ]

Le 21 Septembre 1891, le même informateur a écrit directement au Surintendant Général, T. et D. du Département.

[surintendant général, Thagi et Département Dakaiti, responsable de la surveillance des criminels et des fauteurs de troubles],

Il a écrit ce qui suit.

‘L’homme Saiyid Jamal-ud-din Shah n’est pas de “Rumi”.

Il est un homme d’Astrabad Mazinderan de Perse et son nom est Mirza Muhammad Ali.

Il n’est pas Muhammadien [musulman], mais un “Babi”, et son quartier général est à Akka en Palestine.’ [ 15 ]

Afghani en Turquie

Afghani est alors apparu, à Istanbul en 1870, il a été poussé par Ali Pacha, lui-même est un Franc-maçon.

Et, il a été cinq fois Grand Vizir, pendant le règne du Sultan Abdul Majid et le Sultan Abdul Aziz.

Cependant, Afghani a été sévèrement détesté par le clergé pour ses opinions hérétiques.

Hasan Fahmi, un éminent spécialiste de son temps et le Cheikh Al-Islam de l’Empire ottoman ont prononcé une fatwa déclarant Afghani comme mécréant.

Et, il a été expulsé. 

Afghani en Égypte

En 1871, Afghani est allé au Caire, parrainé par le Premier ministre Mustafa Riad Pacha, qui l’a rencontré à Istanbul.

Ensuite, Pacha lui a assigné un salaire généreux en le nommant à la prestigieuse Université musulmane d’Al Azhar.

Dans un premier temps, Afghani est resté strictement orthodoxe.

Mais en 1878, il a déménagé dans le quartier juif du Caire, où il a commencé une organisation politique libre.

Il a ensuite annoncé la formation de la Société Maçonnique Arabe.

Et, en dépit de leur profession publique, d’un Islam orthodoxe, les membres du cercle intérieur d’Afghani ont manifesté leur adhésion au gnosticisme des ismaéliens.

Afghani parle de ses frères maçonniques en tant que ‘Ikhwan al saffa wa khullan al wafa’, s’en référant intentionnellement à la Fraternité ismaélienne, du dixième siècle, et qui se nommait de même. [16]

Afghani et Réseau international

Avec l’aide de Riad Pacha et l’ambassade Britannique, Afghani a réorganisé les loges du Rite écossais et celui du Grand Orient de la Franc-maçonnerie.

Et, il a commencé à organiser, autour de lui, un réseau dans plusieurs pays musulmans, en particulier en Syrie, en Turquie et en Perse. [17]

Les années d’après, il a attiré des jeunes écrivains et des militants, parmi lesquels Mohammed Abduh [qui était  devenu le leader de ce qui est souvent considéré comme le mouvement ‘moderniste’ dans l’Islam, autrement connu comme le Salafisme] et Sad Pasha Zaghloul [qui s’est auto-professé Franc-maçon, et fondateur du Wafd, le parti nationaliste égyptien]. [18]

Afghani, Fraternité Hermétique de Louxor, Franc-maçonnerie

Afghani a prétendu être un représentant, d’une mystérieuse société secrète égyptienne quasi-maçonnique.

Elle était censée représenter une survivance des enseignements Sabéen [Sabian] de la Grande Loge des ismaéliens du Caire.

Elle est devenue connu parmi les occultistes occidentaux comme la Fraternité Hermétique de Louxor [HB de L.].

En outre, il a initialement influencé la création du Rite de Samuel Honis de Misraïm.

Afghani et James Sanua

L’un des plus proches collaborateurs d’Afghani était James Sanua.

Sanua est né au Caire, dans une famille juive italienne, qui est bien reliée à une origine séfarade.

Il a été élevé, comme un Juif par son père, qui est né en Italie.

Et, il est devenu un conseiller précieux pour la famille royale égyptienne.

En plus de son éducation juive et de sa maîtrise de huit langues; Sanua s’est tellement familiarisé avec le Coran et les traditions islamiques qu’il s’est mérité le titre de ‘cheikh’.

Un facteur qui a conduit à des rumeurs sur sa conversion à l’islam.  

Dans sa jeunesse, Sanua a étudié en Italie, où il a été initié aux idées de Giuseppe Mazzini.

Quand il est retourné au Caire, il a été totalement dévoué aux enseignements de Mazzini.

De plus, Sanua a été chargé d’établir les bases du théâtre moderne égyptien; il est un précurseur dans sa bien-connue industrie cinématographique.

Cependant, ses pièces sont devenues suspectes aux yeux des autorités égyptiennes.

Et, quand il a appris qu’un complot se préparait pour l’empoisonner, il a fui en France; où il a préféré être connu comme Abu Naddara.

A Paris, Sanua fonda une revue consacrée au principe d’une seule religion mondiale, très similaires à celle des Bahais, avec souvent des articles mettant en vedette Afghani

La petite amie de Sanua, Lydia Pashkov, était une femme d’origine Russe et correspondante pour Le Figaro à Paris.

Afghani et Illimunati

Grâce à leurs cercles, Afghani se lia d’amitié avec les directeurs du siège régional des Illuminati dans le sud du Liban.

Ils comprenaient le Cheikh Medjuel el-Mezrab et Lydia Pashkov.

Mezrab a épousé la dilettante britannique Jane Digby.

Cheikh Medjuel el-Mezrab
Jane Digby ou Lady Ellenborough

Entre 1870 et 1875, vraisemblablement, les Illuminati ont commencé un projet, pour reproduire les Carbonari italiens, dans tous les pays du Moyen-Orient. [19]  

Les deux Sanua et Lydia Pashkov étaient aussi des amis et des compagnons de voyage de Helena P. Blavatksy, qui en 1856, elle lançait Mazzini dans la Carbonari.

Afghani et Helena P. Blavatsky

Helena P. Blavatsky

Helena P. Blavatsky, la célèbre médium et mystique, était la marraine de la renaissance occulte de la fin du XIXe siècle.

Société Théosophique

Après avoir écrit des œuvres monumentales telles qu’Isis dévoilé, et la doctrine secrète, la Société Théosophique se forme, en 1875, pour répandre ses enseignements dans le monde entier.

La Société Théosophique comprenaient des Franc-maçons comme Henry Steel Olcott et George H. Felt, qui ont été nommés respectueusement président et vice-président.

Parmi les premiers membres, il y avait également Albert Pike.

‘Doctrine Secrète et Isis Dévoilée’

D’après, Manly P. Hall, un leader historien maçonnique, il indique ce qui suit.

‘La Doctrine Secrète et Isis Dévoilée sont des dons de Mme Blavatsky à l’humanité, et à ceux dont la vision peut percer les nuages menaçants d’une catastrophe imminente.

Il n’est pas exagéré d’affirmer que ces écrits sont la contribution littéraire la plus vitale pour le monde moderne.

Ne peuvent être comparés avec d’autres livres, comme la lumière du soleil ne peut être comparée à la lampe du ver luisant.

La Doctrine Secrète assume la dignité de l’Écriture.’ [ 20 ]

‘Maîtres Ascensionnés’ désincarnés

Blavatsky prétendait recevoir ses révélations de ‘Chefs secrets’, ou de ‘Maîtres Ascensionnés’ désincarnés; qui ont aidé l’humanité à évoluer à travers une race de surhommes.

Premièrement, Blavatsky a attribué des noms à ces Maîtres, comme ‘Tuitit Bey’, ‘Sérapis Bey’, et ‘Hilarion’, qui appartenait à la soi-disant ‘Fraternité de Louxor’.

Selon Joscelyn Godwin, dans les Lumières Théosophiques [The Theosophical Enlightenment], si nous interprétons la ‘Fraternité de Louxor’ étant le cercle d’occultistes avec lesquels Blavatsky s’est associée en Égypte, alors nous devons assumer que Jamal al-Din al Afghani a été l’un de leurs membres. [ 21 ]

Bien qu’il n’y ait aucune preuve directe que Blavatsky avait rencontré Afghani, selon K. Paul Johnson, dans ‘Les Maîtres Révélés’ [The Masters Revealed], les circonstances suggèrent un tel contact.

Non seulement, Afghani connaissait ses associés Sanua et Pashkov, mais il était au même moment que Blavatsky en Inde en 1857 et 1858, à Tbilissi au milieu des années soixante, et au Caire en 1871.

De nouveau, Afghani a quitté l’Égypte pour l’Inde, à la fin de 1879.

Et, la même année Blavatsky et Olcott étaient présents dans ce pays.

Fin 1882, après avoir quitté l’Inde, il a  résidé à Paris en 1884, l’année où Blavatsky a passé son été.

Ismaélisme et Kabbalah

À travers Jamal ud Din al Afghani, Blavatsky a acquis ses doctrines centrales dérivées de l’ismaélisme.

Par la suite, elle les aurait communiquées à la communauté occulte occidentale.

En outre Johnson souligne, dans l’article de Blavatsky, Le Gupta Vidya Orientale et la Kabbalah [The Eastern Gupta Vidy and the Kabbalah], qu’elle a revendiqué comme la ‘vraie Kabbalah’, se trouve dans le ‘Livre des Nombres Chaldéens‘ [Chaldean Book of Numbers].

Bien qu’il soit inconnu des savants, Blavatsky cite ce livre fréquemment dans ses tomes, Isis Dévoilée et La Doctrine Secrète.

Elle prétend l’avoir reçu d’un ‘Persan Soufi’, et comme K. Paul Johnson le souligne, Afghani est la source la plus probable.

D’après Johnson, la structure fondamentale dans les doctrines de Blavatsky ne peut être attribuée à une seule source.

Elle est également liée aux idées d’un autre occultiste, Gurdjieff: Gnosticisme Ismaélien [Ismaili gnosticism)].

Le Livre des Nombres Chaldéens enseigne une cosmologie septénaire similaire à la mystique ismaélienne éclectique.

Johnson note sur ‘La centralité du nombre sept’ des indications.

 ‘[…] C’est un indice important qui pointe la gnose ismaélienne comme une source importante, pour les deux, Blavatsky et Gurdjieff.

Le temps cyclique et la gnose ismaélienne d’Henri Corbin décrit la doctrine d’un septuple processus d’évolution cosmique [sevenfold], répété dans un schéma historique septuple, parallèlement à un chemin initiatique septuple pour l’adepte individuel.

Cela correspond exactement aux lettres Mahatma [de Blavatsky], de l’enseignement que ‘les degrés d’initiation d’un Adepte marquent les sept étapes au cours desquelles il découvre le secret des sept principes de la nature et de l’homme et éveille ses pouvoirs dormants.’

La doctrine de la résurrection acquiert un sens spécifique dans la gnose ismailie qui la relie aux enseignements de Blavatsky.

Chacun des sept principes de l’individu est ‘ressuscité’ par l’influence du prochain principe supérieur.

La répartition des principes des humains du septuple de Helena P. Blavatksy a été présentée différemment, comme chaldéenne, tibétaine et chaldéo-tibétaine.

Mais en fait, sa plus proche analogie historique est ismaélienne. [ 22 ]

Golden Dawn

De plus, les enseignements de Blavatsky ont influencé la mise en place d’une société secrète, de premier plan, connue sous le nom de la ‘Golden Dawn‘; dont émergeront des contacts d’Afghani avec les dirigeants de la franc-maçonnerie du rite égyptien.

Après leur clandestinité pendant un certain temps, jusqu’en 1848, ‘l’année des révolutions‘, les Franc-maçon du rite égyptien, ont relancé leurs activités à Paris.

Dès 1856, il se sont également imposés en Égypte, en Amérique, en Roumanie, et dans d’autres pays.

John Yarker

En 1872, lorsque le rite égyptien est venu à être connu comme le Rite Ancien et Primitif [Antient and Primitive Rite], Marconis de Negre cèdera sa place de Grand maître de l’ordre à John Yarker.

Yarker était aussi un familier de Blavatsky, il l’a rencontrée en Angleterre, en 1878.

Et, il semble lui avoir conféré une initiation maçonnique, bien qu’il y a eu des tentatives pour réfuter son implication dans la franc-maçonnerie.

À Paris, Yarker a rencontré Pascal Beverly Randolph.

Fraternité d’Eulis

Randolph est un occultiste afro-américain qui a voyagé en Égypte, où il a été initié par une prêtresse occulte des ismaéliens.

Il est désigné comme un médium, guérisseur, occultiste et auteur dans ses journées.

Et, Bulwer-Lytton est aussi compté parmi ses amis personnels.

Le Fraternité d’Eulis de Randolph a revendiqué la descendance de l’Ordre rosicrucien par une charte de la ‘Grande Loge Suprême de France’.

Il a enseigné la guérison spirituelle, l’occultisme occidental et les principes de la régénération raciale à travers des formes de magie sexuelle.

Fraternité de la Lumière Hermétique

De Randolph, Yarker transmis la tradition de la Fraternité Hermétique de Luxor, qui s’est réincarnée sous la Fraternité de la Lumière Hermétique [Hermetic Brotherhood of Light], une suite de la Frates Lucis, ou des Frères Asiatiques.

En 1873, Carl Kellner, un associé de Randolph, est un autre des nombreux occultistes associés à la Franc-maçonnerie égyptienne, qui s’est rendu au Caire, dans le temps de l’activité d’al Afghani.

Par ailleurs, sur place, il a rencontré, pour la première fois, un jeune homme mystérieux sous le nom de Aia Aziz.

Il est aussi connu sous le nom de Max Theon.

Max Theon [Aia Aziz]

Max Theon était le fils du dernier chef de la secte Frankiste, en Pologne, Rabbi Bimstein. 

Max Théon a beaucoup voyagé, et il a travaillé au Caire avec Blavatsky.

Il est également devenu un étudiant de Paulos Metamon, un ‘magicien copte’.

Paulos Metamon a été aussi le premier ‘Maître’ de Blavatsky.

Elle l’avait rencontré en Asie Mineure, en 1848, et de nouveau au Caire en 1870.

Et, ce fut lui qui l’a présentée à la Fraternité de la Lumière Hermétique.

Fait intéressant, la cosmologie septuple de l’ismaélisme était coutumier aux deux: Théon et Blavatsky.

En 1873, Metamon passa le poste de Grand Maître à Aziz.

En adoptant le nom de Max Théon, il a déménagé en Angleterre, pour propager cet ordre.

Carl Kellner et Thoedore Reuss

En Angleterre, Carl Kellner et Thoedore Reuss mettront en place le rituel de la franc-maçonnerie du rite égyptien.

Thoedore Reuss était un autre membre de Bulwer-Lyttons de la ‘Societas Rosicruciana’.

Et, Reuss a été affrété par John Yarker, qui lui a transmis le secret interne de la Fraternité Hermétique de Luxor. 

En ce qui concerne Kellner, Reuss a écrit ce qui suit.

‘Au cours de ses nombreux et longs voyages en Europe, en Amérique et au Proche-Orient, Bro. Kellner est entré en contact avec une organisation qui s’appelait La Fraternité de la Lumière Hermétique.

Le stimulus dont il a reçu par l’intermédiaire de son association avec ce corps, ainsi que d’autres circonstances qui ne peuvent être mentionnées ici, a donné lieu, à ‘Bro. Kellner’, le souhait de fonder une sorte d’Académie Maçonnique, qui rendrait possible des quêtes de frères, pour se familiariser avec tous les degrés et les systèmes existants maçonniques.

En 1895, Bro. Kellner a eu de longues discussions avec Bro. Reuss, à Berlin, sur la façon dont son idée pourrait se réaliser.

Au cours des entretiens avec Bro. Reuss, il a abandonné le titre proposé d’Académie Maçonnique.

Et, il a produit des motifs et des documents relatifs à l’adoption du nom, les Templiers orientaux (Oriental Templars).

A cette époque, en 1895, ces délibérations ne donnent lieu à aucun résultat positif, parce que Bro. Reuss était occupé avec sa relance de l’Ordre des Illuminati.

Et, Bro. Kellner n’avait aucune sympathie pour cette organisation ou pour les personnes qui étaient activement impliquées avec lui.’

Charte de l’Ordo Templi Orientis

C’est John Yarker qui a fourni une charte pour la fondation de l’Ordo Templi Orientis (ou O.T.O), réalisée par Reuss.

Il a tenté de faire revivre les traditions des Mystères antiques, des Templiers, Francs-maçons Rosicruciens et des Illuminati.

Ordo Templi Orientis signifiait ‘Ordre des Templiers orientaux’, en référence au mythe Johannite de l’influence sabienne [sabian] ou ismailie.

Le cercle intérieur occulte de l’O.T.O serait organisé, parallèlement, aux plus hauts degrés du rite égyptien de la maçonnerie, et aux doctrines ésotériques rosicruciennes de la Fraternité Hermétique de Luxor.

Ordo Templi Orientis

Le célèbre Aleister Crowley succéda à Reuss à la tête d’O.T.O.

Aleister Crowley maçon du trente-troisième degré du Rite Écossais.

Il a également été membre du Temple Isis-Urania, des étudiants hermétiques de la Golden Dawn.

Il est connu simplement comme ‘The Golden Dawn’ [Ordre de l’Aube dorée].

L’ordre a été fondée, en 1888, par les maçons et les membres de la Societas Rosicruciana, en Angleterre, de Bulwer-Lytton.

Ce culte d’Isis a été organisé, vers 1877, sous la référence du manuscrit d’Isis dévoilée d’Helena Blavatsky.

L’Ordre de la Golden Dawn comprenait, entre autres, William Butler Yeats, Maude Gonne, l’épouse d’Oscar Wilde et Arthur Edward Waite.

À l’époque, la Golden Dawn a été menée par McGreggor Mathers, qui a retracé l’ascendance spirituelle de l’ordre jusqu’aux Rosicruciens, et de là, à la Kabbalah et à l’Égypte ancienne.

Et, c’est en Égypte, en 1904, que Crowley a pris contact avec une entité du nom de Aiwass, qui lui a dicté le contenu de son livre de la Loi, qui contient le fameux dicton de l’occultisme moderne, Fais ce que tu veux sera le tout de la Loi‘.

Les Salafistes

Mohammed Abduh

 Mohammed Abduh

Après le départ d’Afghani d’Égypte, son élève Mohammed Abduh, a été inexplicablement nommé rédacteur en chef de la publication du Journal Officiel, sous contrôle Britannique du gouvernement égyptien.

L’élève d’Afghani

Et, un collaborateur Franc-maçon travaillait, avec lui, Saad Zaghul; qui, Plus tard, sera le fondateur du parti nationaliste Wafd.

En 1883, Abduh rejoint Afghani à Paris, puis est allé à Londres, où il a enseigné à Oxford et Cambridge.

Il a consulté les responsables britanniques au sujet de la crise au Soudan contre le Mahdi.

À Paris et à Londres, Abduh a assisté Afghani, dans l’administration à la fois sur la langue française et le journal arabe à Paris.

Il est appelé Al Urwah al Wuthkah, ou ‘Indissoluble Bond’.

En outre, c’est le nom d’une organisation secrète qu’il a fondée, en 1883.

Parmi les membres du cercle d’Afghani, à Paris, il y avait des égyptiens, des indiens, des turques, des syriens, des Nord-Africains, ainsi que de nombreux chrétiens, des juifs, et des  Bahaïs perses expulsés du Moyen-Orient.

Quand les français ont supprimé Al-Murwah al-Wuthkah, Abduh a voyagé pendant plusieurs années, dans le monde arabe, sous divers déguisements, notamment à Tunis, Beyrouth, et la Syrie.

Dans chaque ville, il a recruté des membres à l’intérieur de la société secrète fondamentaliste d’Afghani. [ 24 ]

Comme son maître, Abduh a été associé au mouvement Bahai.

Il a fait des efforts délibérés pour répandre la foi en Égypte.

Les Bahaïs ont commencé à s’établir à Alexandrie et au Caire, dès la fin des années 1860.

Abduh a rencontré Abdul Baha quand il enseignait à Beyrouth.

Et, ​​les deux se sont liés d’une amitié très chaleureuse, et il souscrivait à sa philosophie d’une religion mondiale. [ 25 ]

Remarquant les qualités d’Abdul Baha dans la science religieuse et la diplomatie, Abduh a dit de lui que, ‘[il] est plus que cela’.

Abduh était connu pour ses vues réformistes sur l’islam.

Mais, dans ‘How We Defended Orabi’, AM Broadbent a déclaré ce qui suit.

‘Cheikh Abdu n’était pas un fanatique dangereux ou un fervent religieux, car il appartenait à l’école la plus large des pensées musulmanes, a tenu un credo politique semblable à du pur républicanisme, et il était un maître zélé d’une loge maçonnique.’ [ 27 ]

Comme les ismaéliens avant lui, il avancerait ses étudiants progressivement dans des niveaux plus profonds de l’hérésie.

Pour les initiés les plus élevés, il révélerait les doctrines du Rite écossais et la philosophie du gouvernement mondial.

Cependant, pour Abduh, certains semblent plus disposé, pour être introduit comme Officiers des Renseignements Britannique de Londres. [ 28 ]

De 1888, jusqu’à sa mort en 1905, Abduh visitait régulièrement la maison et le bureau de Lord Cromer.

En 1892, il est nommé pour gérer la commission administrative de la mosquée Al Azhar et de l’Université, l’établissement de l’enseignement le plus prestigieux de l’Islam, et la plus ancienne université du monde.

De ce poste, il a réorganisé l’ensemble du système musulman en Égypte, et à cause de la réputation d’Al Azhar, une grande partie du monde islamique aussi.

En 1899, Lord Cromer, fait d’Abduh le Grand Mufti d’Égypte.

Désormais, il était l’autorité juridique en chef en Islam, aussi bien que le Grand Maître maçonnique de la Loge Unie d’Égypte.

Lord Cromer était, un membre important, de la famille bancaire d’Angleterre Baring, qui s’était enrichie par le commerce de l’opium en Inde et en Chine.

Son motif, en faisant d’Abduh la figure la plus puissante de l’Islam, était dans le but de changer la loi interdisant l’intérêt bancaire.

Ensuite, Abduh a offert une interprétation artificielle du Coran, pour créer l’échappatoire nécessaire, et pour donner aux banques britanniques un pouvoir libre en Égypte.

De Abduh, Lord Cromer rapporte, “Je soupçonne que mon ami Abduh était en réalité un agnostique”.

Et il a dit du mouvement réformé salafiste d’Abduh que, “ils sont les alliés naturels du réformateur européen.” [ 29 ]

Mohammed Rashid Rida

Le mouvement salafiste devint alors allié avec les wahhabites d’Arabie Saoudite, par le biais d’un autre Franc-maçon, Mohammed Rashid Rida.

Et, après la mort d’Afghani en 1897, et d’Abduh en 1905, il a pris la direction des salafis.

Très jeune, Rida était devenu un membre de la ‘Indissoluble Bond’.

Il a été promu par la société maçonnique d’Afghani à travers sa lecture de ‘Al-Urwah al Wuthkah’.

Dont il a avoué, plus tard, qu’elle a été sa plus grande influence de sa vie.

Rida n’avait jamais rencontré Afghani, mais en 1897, il était allé en Égypte pour étudier avec Mohammed Abduh.

Bien que Rida ne partageait pas les opinions de son maître, sur le mouvement Bahai, ce fut grâce à son influence que le mouvement salafiste s’est fermement aligné avec l’État de l’Arabie Saoudite.

Traduction Dailycensorship [Neilly F-Mind] de The Salafi
Par David Livingstone

Son nouveau site Ordo ab Chao 


Livre de référence sur le sujet


Notes


Pseudo-Salafs

Certaines personnes nomment les salafistes les pseudo-salafs.

Les wahhabites se sont alignés avec une déviation encore plus pernicieuse de l’Islam, en se nommant les Salafis.

Ces personnes se nomment en conséquence parce qu’ils prétendent suivre les premières générations de musulmans, connues sous le nom de Salafs, et donc, d’être les plus proches de la pureté de la foi originelle.

Mais rien ne serait être plus éloigné de la vérité, c’est pourquoi ils sont souvent appelés les pseudo-Salafs.


Références

Ref 1

[1] Dreyfuss, Hostage to Khomeini, p. 113. [pdf]
[2]Hansard’s Parliamentary Debates, quoted from Paul A. Fisher, Their God is the Devil, pp. 18-19.
[3] Ruggiu, Jean-Pascal. “Rosicrucian Alchemy and the Hermetic Order of the Golden Dawn”.
[4] Dreyfuss, Hostage to Khomeini. p. 118.
[5]Ibid. p. 123 and 121.


Ref 2

[6]Ibid. p. 118.
[7] Nikki Keddie, Sayyid Jamal ad-Din “al Afghani”: A Political Biography, Berkeley, CA: University of California Press, (1927) p. 87
[8] David Hughes, Davidic Dynasty.
[9] Nikki Keddie, Sayyid Jamal ad-Din “al Afghani”: A Political Biography p. 116.
[10]Ibid. p. 87.


Ref 3

[11]Ibid. p. 91.
[12]Ibid.
[13]Ibid. p. 45.
[14 North West Province Special Branch, 29 August 189. quoted from Momen, Moojan. ‘Jamal Effendi and the early spread of the Bahai Faith in Asia‘, Bahai Studies Review, Volume 8, 1998.
[15] (C.S.B.) Report of D.E. McCracken, dated 14 August 1897, in file Foreign: Secret E, Sept. 1898, no. 100, pp. 13-14; national archives of the government of India, New Delhi.


Ref 4

[16] Raafat, Samir. “Freemasonry in Egypt: Is it still around?” Insight Magazine, March 1, 1999.
[17] Dreyfuss, Hostage to Khomeini, p. 122.
[18]Ibid. p. 122.
[19]1941: Iraq and the Illuminati.
[20] Manly P. Hall (33rd degree mason), “The Phoenix, An Illustrated Review of Occultism and Philosophy”, 1960 The Philosophical Research Society, p. 122


Ref 5

[21] p. 280
[22]The Masters Revealed, p. 146.
[23] Howe, Ellic, Theodor Reuss: Irregular Freemasonry in Germany, 1900-23, 16 February 1978; Grand Lodge of BC and Yukon, Ars Quatuor Coronatorum, “Theodor Reuss: Irregular Freemasonry in Germany, 1900-23“.
[24] Dreyfuss, Hostage to Khomeini, p. 136.


Ref 6

[25] Ibid. p. 279.
[26] Cole, Juan R. I. ‘Rashid Rida on the Bahai Faith: A Utilitarian Theory of the Spread of Religions‘, Arab Studies Quarterly 5, 3 (Summer 1983): 278.
[27] Raafat, Samir. “Freemasonry in Egypt: Is it still around?” Insight Magazine, March 1, 1999.
[28] Dreyfuss, Hostage to Khomeini, p. 136.
[29] Goodgame, Peter. The Muslim Brotherhood: The Globalists’ Secret Weapon.

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